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Interview radio sur Planetary Spirit - Boston - Avril 2010

 Bienvenue sur Planetary Spirit diffusée sur Cyberstation USA, mon nom est Jeff Ferrannini et je vous invite à une exploration de la spiritualité. Mon invitée aujourd'hui est Jac ou Jackie O'Keeffe qui a grandi dans l'Irlande rurale, voulant connaître dieu, elle a étudié la théologie et la musique. Après avoir obtenu ses diplômes dans les années 80, ses études l'ont laissé désabusée et non croyante. En 1997 elle a eu un éveil et maintenant elle enseigne la non-dualité. Elle est l'auteur de "Nés pour être libres" sous-titré "La liberté que vous recherchez se trouve à l'endroit même d'où vous regardez". C'est un véritable plaisir d'accueillir aujourd'hui, sur Planetary Spirit, Jac O'Keeffe.

Jac: Merci Jeff.

Jeff: Eh Jac, c'est très agréable de vous avoir avec nous et merci d'avoir fait tout ce chemin depuis l'Irlande.

Jac: Pas de problème, c'est l'avion qui a fait le travail.

Jeff: Ma première question est, qu'est-ce qui vous a décidé à écrire ce livre ? Parce qu'une grande part de votre travail est focalisé sur ne rien faire, sur la vacuité, sur la réalité absolue qui est notre destination finale. Pourquoi au milieu de tout cela avez-vous choisi de faire quelque chose qui est très stimulant et orienté vers l'esprit.

Jac: Il n'y a pas eu de choix. À ce moment-là, écrire le livre est simplement quelque chose qui est arrivé. Je me retrouvais éveillée en plein milieu de la nuit, ouvrant l'ordinateur et écrivant. En relisant ce que j'avais écrit je me disais "c'est ok, c'est ok". En fait, j'ai passé plusieurs années à travailler avec des personnes qui posaient des questions sur le sens de la vie et plus précisément avec des gens qui souffraient de dépression. Nous voulions explorer les racines de la dépression plutôt que de supprimer les symptômes. Après plusieurs années, quand j'ai quitté ce travail, l'équipe de direction m'a conseillé de transcrire tout cela parce que ce programme fonctionnait – regarder la dépression comme un éveil spirituel. Donc j'ai pris des notes de tout ce travail et cela représente environ 40 % du début du livre je suppose. Je vivais dans une île près des côtes espagnoles et cette écriture se produisait, se produisait, se produisait, je n'avais pas l'impression d'écrire un livre. Et tout ceci s'est aggloméré avec mes notes sur les sources de la dépression. Je ne sais pas ! Une fois ce travail terminé il n'y avait pas de motivation de publier. Un jour j'ai reçu un mail publicitaire qui disait "êtes-vous un écrivain non publié ?" Alors j'ai cliqué, rempli un formulaire et quelques jours plus tard j'ai signé un contrat. Je dois dire qu'il n'y a pas eu de choix, je n'ai pas choisi d'écrire ce livre, il n'y a pas eu la décision d'aider les gens, toutes ces pensées n'existaient pas à ce moment-là. Mon mode de vie était un total abandon à ce qui se passait dans ce corps. Alors un livre a été écrit, un livre a été publié, la parole se produit simplement comme une réponse à ce qui a été demandé. C'est ce qui se produit maintenant - une invitation à venir participer à une émission de radio et quelque chose dit oui. Tout se produit, prendre une douche ou acheter des vêtements mais il n'y a pas le sens de "je" dois faire cela ou "je" dois me lever à 8 heures du matin. Ce "je" spirituel est ultimement ce qu'est la spiritualité. Il s'agit de vérifier l'authenticité de ce "je" séparé. Alors la vie se passe sans personne qui choisit, sans aucun sens d'avoir un libre choix, sans "je" personnel qui prend des responsabilités personnelles.

Jeff: Donc nous voilà revenus dans l'énergie de l'observateur et de qui pense mes pensées.

Jac: Il y a quelque chose au delà, avant cela, mais ceci est une étape pour voir ce que vous pensez et si vous le croyez.

Jeff: Je voudrais faire un retour en arrière dans votre biographie, j'aime beaucoup la manière dont vous l'écrivez : "Il était une fois une Irlandaise indépendante qui buvait de la Guinness et travaillait dur, elle portait le nom de Jac O'Keeffe et était complètement persuadée qu'elle menait sa vie par sa propre volonté. Jusqu'à trente ans elle vécu à toute vitesse, travaillant dur, s'amusant, menée par ses idéaux et ses ambitions. Elle suivait une psychothérapie où elle a dénoué les histoires de son enfance. Un jour, à l'âge de trente ans, alors qu'elle déjeunait avec des amis elle eut, en un instant, l'apparition de fantômes dans toute la salle à manger. Sa première réaction fût que quelqu'un lui avait joué un tour mais ce n'était pas le cas. Cette capacité de voir le monde invisible ne faiblit pas et s'intensifia dans les semaines qui suivirent. Alors que ceci était déroutant et encourageait une réponse de peur quelque chose à l'intérieur voulait relever le défi et essayer de comprendre. Imaginez être à votre banque et voir derrière la caissière une vieille dame apparaître et demander à Jac de dire à sa fille (l'employée de banque) de rompre avec son petit ami. Depuis lors, elle était très amusée et en totale distraction par rapport à ce qui ce passait - au monde réel. Ce qui se déroulait – le fonctionnement de la réalité non physique – était beaucoup plus intéressant que tout ce que la vie pouvait offrir à cette période". Je suis très intéressé par l'origine des choses, pourquoi ceci est survenu, avez-vous fait quelque chose dans votre vie, avez vous prié de tout votre cœur, quand vous aviez trois ans avez vous eu des visions mais sans les reconnaître les aviez-vous supprimées. Pouvez-vous retourner en arrière et voir où cela a pu apparaître dans votre conscience.

Jac: Je pense que voir la vérité en regardant les choses telles quelles sont, cette sensibilité est dans tous les enfants qui sont nés sur cette planète. Les enfants savent quelque chose mais ils ne savent pas ce qu'ils savent, parce qu'il n'y a pas de mot pour ce genre de connaissance intérieure. Ce n'est pas un savoir au sens académique ou intellectuel mais il y a une connaissance intuitive, de la simplicité du monde, de la futilité de l'inquiétude, de la futilité des conflits, cela est compris par les enfants. En tant que "je" séparé ou dans la croyance "voici comment fonctionne le monde" qui a été inculquée par les parents, par l'école ou n'importe quoi d'autre, cette faculté tend à disparaître et le sentiment de ne pas se sentir en sécurité apparaît. C'est ce que la plupart des gens appellent le monde normal. Je pense que tout le monde sait que c'était plus simple quand nous étions enfant, il n'y avait pas toutes ces pensées sur lesquelles nous nous accrochions tout le temps, il y avait seulement ce qui arrivait et la beauté simple d'être juste présent à ce qui se passait. Je peux dire que c'était là mais aussi pour chacun. Je suppose qu'il y a une réticence à voir quelque chose de spécial ou voir l'invisible, voir d'une manière différente ou extraordinaire. Dans notre culture cela paraît bizarre mais totalement normal dans d'autres cultures, dans l'état des choses c'était juste une distraction.

Jeff: Qu'est ce qui est totalement normal dans d'autres cultures ?

Jac: La relation avec le monde invisible, ce type de perspective sur le monde. Cela a-t-il commencé quelque part ? Je dirais plutôt que cela quittait cette simplicité calme que connaissent les enfants. Ce qui commençait était un éloignement de ceci, pour revenir par un mouvement circulaire dans un état, qui existe depuis ces deux dernières années, de retour dans cette innocence enfantine où tout est toujours bien.

Jeff: Quand vous avez eu cet éveil, vous avez commencé à voir des couleurs, vous avez commencé à parler avec l'esprit des défunts, vous communiquiez avec les animaux. C'était le bourgeonnement d'une nouvelle stimulation, vous vous ouvriez à de nouvelles idées et énergies. J'aime penser qu'il y a un système de cause et d'effet dans le monde, c'est la manière dont on nous apprend à penser. Aviez-vous une pratique spirituelle ou est-ce que votre travail avec des dépressifs - cette énergie de la dépression qui pouvait servir de tremplin pour vos malades - a-t-il pu vous servir pour percevoir au delà de la manière normale de voir le monde.

Jac: Il y a seulement ce qui se passe. Dans ce tourbillon Jac était engagée dans la vie avec toutes ses croyances dirigées vers l'intérieur ou l'extérieur – Il n'y a certainement pas quelque chose que l'on peut appeler dieu, oh mais si dieu existe; il n'y a certainement pas de vie après la mort, oh mais si il y a des fantômes. Chaque chose pouvait être vue par ses deux opposés, mais il ne s'agit pas de remplacer une réalité par une autre, ce n'est pas ce qui arrive. À la fin il est vu que la Réalité n'est pas connectée personnellement à la création à la vie. C'est la vie, c'est le tout, il ne faut pas voir dieu dans un arbre ou un mur ou dans la bouteille d'eau devant moi. Dieu est cela, dieu est toutes les choses, il n'y a que dieu. Ces croyances fonctionnent pour un temps mais cela aussi devra être laissé, cela aussi sera pris. Ce qui maintient les gens, ce qui maintenait Jac, dans différentes croyances c'est la peur de perdre le contrôle, de ne pas comprendre, de ne pas avoir la main sur votre propre vie. Cette peur doit être ébranlée il faut voir au delà, c'est juste l'énergie de la peur elle n'a pas de pouvoir c'est simplement une autre pensée, une émotion qui apparaît en résultat d'une pensée. Tout ce qui a pu arriver à Jac, toutes les expériences de la vie qui peuvent arriver aux gens ne sont que des expériences. Si nous cataloguons comme importante cette simple liste d'expériences ou la voyons comme la cause d'autres expériences nous sommes maintenus dans une vision personnelle du fonctionnement du monde. Toute vision personnelle a été abolie pour cette forme, c'est ce qui est arrivé. Ce qui se manifestait permettait de renverser les dernières croyances. Ces croyances étaient observées quelques temps puis il était vu que ce n'était pas la vérité, rien ne tenait plus debout, tout ce à quoi je pouvais penser n'était qu'une croyance. Quand tout cela partait je me disais qui suis-je, à quoi sert tout cela. C'est à ce niveau, c'est voir que tout ce dont nous faisons l'expérience n'est qu'un jeu de pensées personnelles qui sont réunies à la suite d'un cocktail de conditions qui se produisent à chaque instant. Toutes ces pensées sont toutes inutiles, à la fin de la journée aucune d'elles ne peut définir ce que vous êtes, ne peut vous aider, elles ne sont que des chemins d'expériences que la vie peut offrir. Laissez partir cet intérêt dans les expériences de la vie et la vérité devrait se montrer.

Jeff: Ce livre est un véritable challenge, je suis habitué à jouer le jeu du mental et de l'énergie du mental. Cela nous emmène dans les royaumes spirituels, les anges, les archanges, les démons, les dieux, les déesses et toutes les choses de cette nature mais dans plusieurs parties de votre livre vous balayez tout ceci et vous dites que cela n'est pas la vérité que cela n'est pas la réalité. Encore une fois je voudrais que les gens comprennent bien le chemin dont vous parlez quand vous avez découvert cette réalité absolue et commencé à l'embrasser. Vous voici donc à trente ans, vous parlez avec les animaux, avec les défunts, vous voyez des couleurs, quelle a donc été l'étape suivante dans l'approfondissement de votre connaissance de la réalité. Et même aujourd'hui j'ai noté que vous avez dit "les choses flottent pour moi, tout bouge sans effort", mais vous êtes arrivée plus tôt que prévu pour anticiper les effets du volcan Islandais sur les vols internationaux. Vous avez donc une sensibilité quand vous êtes dans le courant en communication avec les forces et les énergies supérieures et en même temps vous êtes dans cette voie parallèle où rien n'a d'importance.

Jac: La seconde partie de la voie parallèle est une bonne description mais la première partie non car il n'y a pas de "je" personnel qui soit dans le courant. Si j'avais été bloquée à cause des problèmes de vols internationaux alors c'est ce qui serait survenu ou si j'étais retournée en Irlande alors c'est ce qui serait survenu. Il n'y a pas d'idée ou d'attente que les choses doivent se passer de telle ou telle manière. Il n'y a pas l'idée je suis aux Etats Unis et je dois honorer mes obligations. Il n'y a pas de "je" personnel qui soit attaché aux devoirs ou aux avantages. Quoiqu'il se passe Il n'y a pas le sens de j'aime ou je n'aime pas.

Jeff: Mais il y a bien des étapes intermédiaires pour aller d'où vous étiez à où vous êtes maintenant.

Jac: Il y a la disparition de celui qui va quelque part.

Jeff: Comment cela s'est-il passé ? Je pense que beaucoup de gens sont en recherche, ils ont le sentiment qu'il y a quelque chose d'autre et l'envie d'aller du connu vers l'inconnu. Quand je parle aux gens qui ont fait ce voyage je pense qu'il est utile de connaître les étapes importantes de leur chemin afin d'aider ceux qui cherchent, de servir d'exemple.

Jac: Il n'y a pas deux chemins qui soient identiques. C'est toujours intéressant de connaître le parcours des autres mais le mieux que cela puisse donner est de trouver en soi le courage de suivre son guide intérieur. Il ne s'agit pas d'essayer telle ou telle méthode cela ne marche pas si bien. Il s'agit plutôt de voir que ce n'est pas à l'extérieur du tout, cela doit être à l'intérieur. Si cela peut être vu ou si cela a déjà été vu par un auditeur, alors bravo. Donc si cela se passe dedans alors quelque chose à l'intérieur va nous donner le désir ardent d'aller vers l'étape suivante, seulement l'étape suivante. L'intuition nous donne rarement une vision à long terme, c'est très rare. L'intuition est un arôme qui émerge de ce qui bouge dans le corps alors le mental dit "j'ai décidé de faire ceci", le mental se superpose sur ce mouvement intérieur. Si les pensées sont vues et le mouvement intérieur laissé libre, toujours s'abandonner à ce mouvement intérieur, quelque soit l'étape suivante elle ne réclame ni confiance ni courage elle réclame l'abandon. Ce sont les choses qui vont dissoudre l'idée d'un "je" personnel qui est maintenu par les désirs et la douleur.

Jeff: Pouvons-nous retourner en arrière dans votre histoire, vous aviez une vie assez facile étiez dans une position dominante et vous avez décidé de laisser tout cela.

Jac: À l'âge de 25 ans ou peut être moins, quand j'étais dans les affres de la thérapie, j'avais le sentiment de ne pas pouvoir stopper ce qui se passait dans ce corps, de ne pas pouvoir réorienter cette vie. Il y avait une force, une autre autorité dans tout cela. Pendant une période j'ai voulu donner un nom à ceci – c'est un guide – ou en allant consulter un voyant qui me disait c'est votre grand-mère ou un autre qui me disait c'est l'archange Michel, nous avons tous ce type d'étiquetage. Cela est simplement ce que nous sommes réellement, c'est le courant qui se manifeste dans toute la création, c'est ce qui fait fleurir les cerisiers que nous voyons derrière cette fenêtre. Ce mouvement se produisait tout le temps, je savais que je devais laisser mon mari, je savais que je devais quitter mon travail sans aucune vision d'avenir mais je savais que je devais le quitter. Il y avait ce sentiment de devoir être courageuse c'était l'unique chose possible. Cela m'est souvent arrivé et ne venait pas de l'extérieur – mes proches me disaient tu devrais essayer ceci, tu devrais faire cela – mais ces conseils n'étaient pas pour moi j'attendais une orientation intérieure, c'était la meilleure méthode pour Jac. Voici une astuce que nous pourrions offrir aux auditeurs.

Jeff: Comment reconnaissiez vous cette orientation intérieure et comment saviez vous que vous pouviez lui faire confiance. Pourquoi ne vous disiez vous pas c'est complètement fou, je ne sais pas d'où vient cette voix intérieure mais je ne vais pas l'écouter ?

Jac: Quelque chose savait que quand cette voix n'était pas présente le commentaire arrivait – ok si cette voix intérieure n'existe pas alors qui pense que cette voix n'existe pas, qu'est ce que c'est. En analysant ceci on voit que c'est la peur, c'est toujours la peur qui nous empêche de suivre ce mouvement intérieur. C'est la peur qui nous donne le sentiment de ne pas savoir quoi faire ensuite. C'est la peur, simplement la peur. La peur du changement, la peur de ne pas contrôler, la peur de laisser aller, la peur de l'insécurité, la peur de l'avenir si j'écoute cette voix qui chuchote à l'intérieur. Réagir à la peur n'était pas l'option de Jac, je voyais la peur et ne la suivais pas. Je laissais les choses se faire, c'était insensé de laisser la peur diriger les évènements. Cela n'avait aucun sens. J'ai beaucoup prié pour être courageuse durant ces années, peu importe si cela semblait fou je suivais ce courant et le laissais être mon guide. Chaque mouvement était un apprentissage, si j'étais injustement traitée, arnaquée financièrement alors ok j'avais appris quelque chose, c'était une autre expérience. Il est venu un temps où les expériences, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, n'avaient plus d'importance, il était vu que c'était la vie qui se déroulait ainsi. Le désir de faire aller la vie dans un sens a disparu, tout était bien, pourquoi cela ne devrait-il pas arriver à Jac. Pourquoi Jac ne devrait-elle connaître que de bonnes choses et les autres faire l'expérience de choses horribles. Cela semblait être une ouverture, quoi qu'il se passe le laisser venir. J'étais intéressée par le "non contrôle", quelle est cette partie du mental qui ne contrôle pas et ne veut pas fonctionner comme cela ? Qu'est ce que c'est ? Vous voyez ? Il s'agissait plus d'une observation intérieure pour voir ce qui stoppait ce mouvement interne vers quelque chose. Qu'est ce qui fait que les choses ont plus de sens, que nous savons plus, que le savoir académique ou intellectuel a plus de validité que cette urgence intérieure. Le savoir intellectuel ou le bon sens, peu importe son nom, est toujours entaché par "je devrais faire ceci ou c'est mieux si je fais cela ou les autres vont penser que je suis bizarre si j'agis comme cela".Toute cette construction s'écroule quand vous l'observez, l'urgence intérieure est toujours plus pure.

Jeff: Qu'est ce qui intérieurement vous a donné l'idée et le courage de suivre cela plutôt que votre famille, vos amis. Quelle force vous a soutenue dans cette nouvelle façon de vivre et vous a permis de suivre cette direction nouvelle vers l'abandon total et la confiance dans la grâce de l'univers.

Jac: À cette époque je n'aurai pas eu de mot pour le décrire, mais je pense que rester dans les choses du monde était plus douloureux que la peur d'avancer. La sécurité qui consistait à maintenir les choses comme elles étaient ne fonctionnait plus. Et alors ! Je continue comme ça cinq ans, dix ans. Cela n'était plus suffisant, simplement plus suffisant. Conserver les choses en l'état était devenu une insatisfaction douloureuse. Il n'y avait qu'une seule porte ouverte et je devais y passer, un mouvement s'est produit, un apprentissage. Rester statique, ne pas bouger c'était trop de souffrance, je ne pouvais plus le faire. Alors que faire, prier pour avoir du courage, saisir sa chance et quelque part tout est ok. C'est l'étape suivante et vous la suivez, puis l'étape suivante et vous la suivez. Alors vos amis vous disent "mais tu es maboul, tu as perdu la tête, tu devrais avoir des enfants, chercher un bon travail, quoi tu as laissé ta pension" et vous vous dîtes voyons ce qui va arriver, voyons ce qui va arriver. Il ne s'agissait pas d'être insouciant ou rebelle face au monde qui disait "tu devrais faire", je ne faisais pas l'opposé de ce que je devais faire. Ma motivation n'était pas de faire le contraire de ce qui paraissait normal, ce n'était pas un choix intellectuel. C'est pourquoi j'avais le sentiment d'être sans choix, le seul choix était de rester comme j'étais ou de suivre cette urgence qui m'amenait en terre inconnue. Maintenant, la terre inconnue c'est la paix totale car le merveilleux potentiel de la manifestation fleurit pour toujours dans toutes les directions. Y a-t-il quelque chose dont je doive avoir peur, tout ceci est ce que je suis, que peut il m'arriver. Quelque chose peut-il arriver à ce corps ? et alors ! Ce corps finira par mourir un jour, rien n'est perdu si ce corps disparaît, qu'y a-t-il à perdre ? Bien sûr, il y a un abandon à ce qui arrive à cette forme. Maintenant il n'y a plus le de "ici, il y a une structure", cette structure ne parle plus, n'a plus de choix dans l'esprit de Jac – ceci est dangereux, ceci n'est pas sur. Ce dialogue a cessé totalement, donc il y a une vision claire de l'urgence intérieure et de ce qui se passe. Jeff : Revenons à votre livre, je voudrais lire le premier paragraphe de l'introduction où vous dîtes "Ce livre illumine le chemin le plus direct vers un bonheur illimité et remarquable, il offre au lecteur de comprendre la vérité sur la vie humaine et la simplicité de vivre dans la joie et la liberté. Ici et maintenant, vous pouvez vous établir dans l'état le plus naturel, faire l'expérience d'une paix ininterrompue de l'esprit et de la libération du cœur. Cette vérité incontestable qui sous-tend tout ce qui est peut être reconnue par vous en un instant. Ce petit livre contient le plus grand message qui puisse exister, il dirige votre attention sur l'essence de qui vous êtes". Au musée des beaux-arts de Boston se trouve une peinture de Paul Gauguin qui se nomme "Trois questions : d'où venons nous, qui sommes nous, où allons nous ?" Il me semble que vous avez agrégé ces trois questions en une seule : "Qui suis-je ?"

Jac: Oui, parce que le postulat de ces trois questions est que nous existons, que nous sommes réel. De ce point de vue nous pouvons voir d'où nous venons, qui nous sommes et où nous allons mais nous faisons l'hypothèse que nous existons et sommes réel. C'est vers cela que je dirige ma question : "Qu'est ce qui est réel, qu'est ce que c'est ?" N'est ce pas Jésus qui a dit "Le royaume des cieux est en vous" de quoi parlait-il ? Il a dit : "La Vérité vous rendra libre" de quoi parlait-il ? "Laissez les morts ensevelir les morts" de quoi parlait-il ? Il pointait vers ceci : découvrez qui vous êtes. Êtes-vous votre corps ? Êtes-vous vos pensées ? Êtes-vous l'esclave de vos pensées ? Au-delà de tout ceci qui êtes-vous, vous êtes un esprit, mais cela veut dire quoi ? Avant d'être un esprit qui étiez-vous ? Si vous pensez que votre esprit est immortel alors avant cela qui étiez-vous ? Qui étiez-vous ? Ce ne sont que des concepts émergeant de ce que vous êtes. Qu'y a-t-il de présent avant les concepts, c'est ce que chaque enfant sait, c'est ce qui est connu avant que l'esprit ne prenne cette place importante, spécialement dans notre culture occidentale.

Jeff: Pensez-vous que les gens sont plus intéressés par votre travail à cause de cette prophétie sur 2012 ou de l'énergie noire de l'univers, pensez-vous qu'il y a une ouverture plus grande pour pratiquer le chemin que vous enseignez ?

Jac: Si internet n'avait pas été inventé je me demande quel serait le contexte actuel. Sans un accès aussi facile à l'information je me demande s'il y aurait une telle ouverture – à la liberté que donne la connaissance, à la maîtrise de vos pensées, à la compréhension de ses propres mécanismes. Par rapport à 2012 je ne sais pas mais internet joue un rôle très important.

Jeff: C'est une construction mentale qui nous permet de nous connecter plus profondément les uns aux autres. Internet ce village global permet de connecter d'une façon simple nos esprits, pas nos corps. Je voudrais lire un autre passage de votre livre dans le chapitre intitulé expérience "Il y a une essence fondamentale au cœur de vous même que l'on ne peut atteindre par aucune expérience. Cette essence fondamentale n'est identifiée avec aucun évènement, personne ou endroit dans votre vie, c'est pourquoi aucun événement qui vous soit arrivé ne peut vous avoir blessé ou handicapé, c'est pourquoi le bonheur ne peut être affecté par les circonstances extérieures. Le bonheur est le parfum provenant de cette essence fondamentale, c'est ce que vous êtes réellement". Vous parliez de votre travail avec les personnes dépressives, une phrase me va droit au cœur "C'est pourquoi aucun évènement qui vous soit arrivé ne peut vous avoir blessé ou handicapé".. Ne sommes nous pas à la racine de votre travail sur la dépression - qui peut devenir une expérience d'ouverture spirituelle.

Jac: Peut-être, la plupart des personnes qui posent ces questions sur la réalité, sur cette aspiration pour la vérité y viennent par la souffrance. La souffrance amène les gens à s'éveiller, elle peut être liée à des évènements plus ou moins importants, la dépression n'est qu'une forme de souffrance. La relation avec ses enfants, une séparation ne sont pas des évènements très graves mais la capacité des gens à souffrir est là présente en eux. Très souvent c'est la souffrance qui amène les gens à se poser des questions, c'est une porte d'entrée, vu de cette façon c'est une grande bénédiction. Mais la souffrance n'est qu'un concept, il faut un "je" personnel, il faut une identification et tout un jeu de croyances pour que la souffrance devienne votre expérience. La souffrance devient impossible quand on démêle le système de croyances.

Jeff: Le Bouddha a dit que la vie est souffrance. La vie, la dualité...

Jac: C'est la dualité qui est le problème pas la vie. Une vie personnelle pose le problème mais la vie elle même n'est qu'un mouvement.

Jeff: Dans le chapitre trois vous parlez du concept de l'observation, vous dites "Eclairer les habitudes de pensées et les croyances contenues dans l'esprit humain est nécessaire pour commencer l'aventure vers la connaissance de vous-même".

Jac: Oui.

Jeff: Vous dites que la manière dont nous percevons le monde va nous aider à comprendre les modèles auxquels nous nous accrochons et qui maintiennent notre personnage dans le monde.

Jac: Oui et non, voir les pensées, voir les croyances que vous tenez pour être justes pour vous, c'est seulement une perspective. C'est simplement ce à quoi vous croyez, cela le rend-il vrai, pas du tout, pas du tout. Tous les gens pensent pouvoir mieux gérer leur pays que quiconque, c'est l'arrogance naturelle de l'ego humain. Tous les gens pensent savoir ce qui est juste. Voir ses pensées courir mais ne pas y croire, il y a une option à croire chaque pensée. Une pensée n'est jamais vraie pour toujours mais seulement pour un moment. Elle n'est vraie que si vous y croyiez. Cela est-il la vérité ? PAS DU TOUT. Quelle est la Vérité ? Quelle est cette Vérité qui peut vous rendre libre ? Ce n'est certainement pas quelque chose qui puisse être cru, car vous pouvez croire tout et son contraire. Il y a des gens dans le monde qui ont des opinions contraires aux vôtres. Tout existe, ce à quoi vous pensez est juste seulement car cela fonctionne pour vous. Essayez d'observer vos pensées sans vous y accrocher, sans les défendre. Essayez de les observer et de voir : c'est une croyance. Je peux m'accrocher aux pensées et me faire emporter ou simplement voir qu'une pensée passe. Cela peut être juste ou faux, qui sait, ce ne sont que des croyances. Il n'y a pas de vrai ou faux qui provienne des croyances. Il y a une grande liberté à garder cette distance, à voir que nous défendons des croyances encore et encore.

Jeff: Il semble qu'il y ait un véritable acharnement en vous, solide comme un roc et en contact avec quelque chose de profond et inébranlable. Vous avez travaillé très dur à éliminer toutes vos croyances pour y arriver. Il semble difficile maintenant que vous puissiez vous accrocher à quelque chose qui ne soit pas en correspondance avec cette connaissance intérieure qui n'est pas mentale. Je veux dire cette connaissance intérieure la plus profonde, l'essence même de qui vous êtes, l'essence absolue de Jac. Il semble qu'il y ait quelque chose ici, d'où vous parlez, qui vous pousse en avant, c'est vraiment très puissant.

Jac: Je n'aurais pas pu mieux le dire ! (Rires) Oui il y a eu beaucoup de discipline, une application à observer les croyances pour aller au delà, avant même l'observation. Placer l'attention en dehors de toute conception, de tout concept. Quand tout cela a cessé je me suis retrouvé dans un no man's land où Jac était seulement ce qu'elle pensait être, elle n'était qu'un paquet d'idées, un peu par ici, un peu par là. Mais si je n'étais pas cette femme ou ce jeu de croyances, alors qui étais-je ? Il est devenu clair que ce que j'étais n'était pas un concept, c'était là avant les concepts. Quand cette couche supérieure a été nettoyée un mouvement est provenu de ce qui est calme et solide - l'essence de toutes les choses et de tous les gens dans la manifestation. C'est l'essence de tout cela qui était simplement recouverte par toutes ces pensées "je", vous voyez. Oui bien sûr c'est la paix totale, bien sûr c'est la vérité car sa nature n'est pas conceptuelle. C'est la Vérité car c'est clairement ce qui est.

Jeff: Je vais lire un autre passage et puis vous poser une question : "L'état de "je suis" n'est pas l'état ultime mais un lieu de repos sans pensées et en dehors du temps. La nature du "je suis" est la sainteté, il ne contient rien et ne peut être corrompu. "Je suis" n'a pas le sens de la séparation seule l'unité avec tout, l'unicité, peut être expérimentée dans ce niveau de conscience". Vous dîtes que l'état de "je suis" n'est pas l'état ultime, quel est l'état ultime ?

Jac: C'est l'état naturel.

Jeff: La réalité absolue.

Jac: La réalité absolue. L'état naturel n'est pas un état, le "je suis" est un état d'esprit. C'est l'état où il y a l'observation sans commentaire sur ce qui arrive, sur la vie, sur vos pensées, la simple position d'observer. Il n'y a pas de souffrance ici parce que l'histoire du "je" n'existe pas. Depuis cet état de "je suis", avant cela, avant cela où rien n'observe.

Jeff: Tant que le "je" est présent nous ne sommes pas dans la réalité absolue. Revenons à votre livre dans le chapitre sur la spiritualité "Durant ma vie dieu est passé de l'être effrayant vivant dans le ciel à un père aimant qui peut être un ami. Ces images offrent des identifications faciles et nous aident à développer une certaine confiance mais à travers les siècles ces descriptions de dieu ont maintenu un sens de séparation entre dieu et l'humanité". Que voulez-vous dire ?

Jac: Avoir la croyance que dieu est à l'extérieur est un concept. Ceci est valide pour un moment, est utile pour un moment mais à un certain point cela sera un blocage. Il n'y a pas dieu et nous, l'univers n'a pas été créé par un créateur parce qu'il n'y a pas deux. Ultimement il faudrait deux, dieu et nous, mais il n'y a pas deux. Dans l'état de conscience "je suis", cette position d'observation, les gens font souvent l'expérience de l'interconnexion de toutes les choses, de l'unicité. Mais avant cela il ne s'agit pas de dire que dieu et nous sommes interconnectés, il n'y a pas deux, même l'unité n'existe pas, avant l'unité il n'y a que dieu. Tout ce qui se manifeste "depuis" et retourne "à" est toujours resté dieu, cela ne peut être autre chose que dieu. S'il était vrai qu'un concept extérieur puisse être dieu alors ce que vous pensez serait réel indiscutablement, mais cela n'est pas, les pensées sont toujours démasquées. Nous sommes bien plus que nos pensées qui passent, tout le monde le sait. Enfermer dieu dans nos pensées cela fonctionne un certain temps mais laissez cela s'écrouler, voyez qu'un dieu extérieur est le fruit de votre imagination.

Jeff: Je suis surpris par votre livre, où chaque page est un challenge à lire, car il nous emmène au delà de nos confortables constructions mentales qui créent la réalité dans laquelle nous vivons. Pourquoi, avec toutes vos connaissances, n'êtes vous pas allé vous faire choyer sur une île déserte. Mais sans idée de donner vous essayez obstinément d'éveiller les gens à cette réalité absolue, à cette énergie de la Vérité. Qu'est-ce qui vous motive, vous reste il encore des concepts ?

Jac: Il n'y a pas le sens que quelque chose doive être éveillé, pas le sens d'être dirigée du tout. Il y aurait certainement une préférence d'être aux Bahamas mais cela n'est pas arrivé. Tout ce qui arrive est bien. La croyance que se serait mieux si j'étais dans un hamac sur une plage aux Bahamas, cette croyance "ce serait mieux si" n'existe pas. Il y a seulement ce qui arrive maintenant et c'est toujours suffisant. Y a-t-il quelque chose qui serait mieux, c'est trop penser. Il n'y a pas la croyance que les gens doivent être éveillés, pas le sens qu'il y ai des individus du tout. Le mental joue ainsi et on peut croire avoir une vie personnelle. Cela arrive mais tout est dieu, tout est dieu qui joue à perdre dieu et retrouver dieu. Il n'y a rien de mauvais avec le monde, il n'y a rien de mal avec la souffrance, il n'y a rien de mal avec l'amour et la joie car la dualité est faite de ces opposés. Il n'y a pas la motivation de partir sauver le monde ou aider le monde, il n'y a de motivation pour rien mais quand des gens me demandent de faire quelque chose je dis oui. Quelque chose bouge avec les demandes, c'est comme venir ici aujourd'hui. Il y a un abandon à ce que le monde veut que cette forme fasse, rien ne dit rien c'est ce que je peux dire. Il n'y a aucune motivation personnelle pour faire des choses fixes, de propager, de convaincre les gens. Il y a seulement des mots qui passent à travers cette forme et qui n'ont ni la saveur des concepts ni d'un "je" personnel.

Jeff: Pensez-vous que votre mission est le service et l'abandon. Avez-vous une mission ?

Jac: Pas du tout, comment pourrais-je avoir une mission il n'y a que la perfection. Le monde est parfaitement équilibré entre ce qui pourrait être jugé comme bien et mal. C'est parfaitement équilibré, alors corriger quoi, changer quoi, avoir une mission pour quoi ?

Jeff: Mais vous incarnez le service et l'abandon.

Jac: C'est ce qui semble être vrai pour cette forme assise ici. Le mental va toujours voire ceci et voire cela, c'est simplement ce qui se passe. Est-ce la vérité ? Pas du tout. Le mental joue ainsi, il étiquette et cela sera toujours ainsi tant que vous croirez les pensées.

Jeff: Dans le chapitre six, intitulé sommeil profond, vous parlez de la méditation "La méditation, dans les premières heures de la journée, peut vous aider à garder le mental centré à l'intérieur. Pour beaucoup cela permet de maintenir l'observation de toutes les activités pendant une grande partie de la journée. En cassant les habitudes d'identification grossière la méditation est un outil très utile, elle entraine le mental à se concentrer et à garder l'attention à l'intérieur. La méditation matinale change les habitudes d'identification avec l'extérieur et peut permettre de construire la conscience et la familiarité avec l'état de "je suis" puis vous dîtes "La pratique spirituelle et la méditation ont leurs bénéfices, il est mieux de pratiquer ce vers quoi vous êtes naturellement attiré. Ainsi le jeu de la conscience vous fait vivre des expériences c'est le déroulement naturel de votre vie. Avoir des activités spirituelles parce que c'est une bonne idée ou parce que les autres vous ont dit que c'est bon pour vous ou parce que vous recherchez certains résultats va rendre votre pratique difficile et vous faire abandonner plus ou moins rapidement. Vous ne pouvez éviter ce qui est pour vous. La spiritualité pratiquée de façon naturelle et douce, qu'elle vous émeuve ou non, vous offrira une ouverture à tout ce qui se présente". C'est le fondement de votre enseignement, vous êtes complètement dans le courant et vous acceptez tout ce que la vie vous apporte. C'est un état étranger à la plupart des gens.

Jac: Il ne s'agit pas de dire que j'ai la sensation d'être dans le courant mais il n'y a que le courant. Il n'y a personne qui soit dérangé d'être ou de ne pas être dans le courant dans cette forme. Il n'y a pas le sens d'un "je" ou d'un individu qui puisse apprécier une partie du courant. Ce n'est pas comme cela, c'est plus fin. Vous enlevez le "je" totalement, il se dissout, le "je" n'est qu'un concept. Quand vous voyez que le "je" n'est qu'un concept vous n'avez plus besoin de vous y connecter ou de jouer avec. Voici ce qu'est la spiritualité ultimement, voici le résultat de la recherche de la vérité. Vous voyez à travers ce faux "je" séparé. Il y a seulement le flux, il y a seulement le courant, il n'y a pas un "je" au dessus du courant qui se déplace avec. Il y a seulement le courant, le "je" est parti. Alors que peut-il y avoir d'autre que le courant, qu'il soit turbulent ou non c'est toujours le courant.

Jeff: Vous dites que le soi est la grâce et que la grâce sans le soi est...

Jac: L'absolu.

Jeff: L'absolu, oui, la réalité absolue. "Il est absurde de dire que la grâce puisse être obtenue des autres, la grâce est ce que vous êtes. La grâce ne se manifeste pas où l'identification avec les pensées est présente mais quand le mental se fond dans le soi, c'est la force de pénétration de la grâce".

Jac: Oui.

Jeff: Je comprends que vous dites vivre dans cette réalité profonde où la grâce est toujours présente.

Jac: Oui.

Jeff: Donc vous vivez votre vie par la grâce de la grâce.

Jac: La grâce est en mouvement mais il n'y a pas le sens d'avoir une vie. C'est comme si le "je" était mort. La femme qui s'appelait Jac est morte mais son corps continue, voici à quoi cela ressemble. Il ne convient pas de dire "je suis la grâce". Bien sur la grâce tire sa force de la Réalité. Tout est toujours en mouvement mais le mental le bloque. Le mental est une distraction de ce qui est toujours en mouvement.

Jeff: Encore une fois, tout ce que vous dîtes est un véritable challenge, comme votre petit livre qui est une lecture très puissante, vous êtes vraiment en dehors des sentiers battus de la spiritualité.

Jac: C'est au delà de la spiritualité telle que nous la connaissons.

Jeff: Merci Jac O'Keeffe d'avoir été mon invitée aujourd'hui, sur Planetary Spirit, cela a été très intéressant.

Jac: Merci de m'avoir invitée Jeff.